Depuis quelque temps, j’ai pris conscience de ma manière de consommer et de l’impact qu’elle pouvait avoir. Je n’ai jamais été quelqu’un de très matérialiste. Je préfère largement vivre des expériences que d’avoir des biens superflus. Je n’éprouve pas le besoin d’avoir le dernier smartphone, la plus jolie voiture & une garde-robe immense. En revanche, j’ai pour habitude de garder des choses “au cas où”… Je me suis entendue, à plus d’une reprise dire “je n’ai plus de place chez moi”. La solution pourrait être d’habiter dans plus grand, mais je pense aussi que ça pourrait être de posséder moins. Moins mais mieux. Sur Youtube, je suis tombée sur une vidéo parlant de minimalisme. Le sujet m’a intriguée et une vidéo en entrainant une autre, j’y ai passé la soirée. J’ai même visionné le documentaire Minimalist sur Netflix afin de mieux comprendre le sujet.

Bourgeons de coquelicots. Coquelicots en fleurs.

Évidemment, comme pour beaucoup de choses, dans le minimalisme on peut vite tomber dans l’excès & ce n’est pas du tout ce dont je veux vous parler ici. Quand je rentre chez moi & que tout est en bazar, je me sens oppressée. C’est un fait. S’il n’y avait plus rien, est-ce que je me sentirais à l’aise ? Définitivement : non ! Pour ma part, le juste milieu est un équilibre assez simple à trouver étant donné que je ne m’attache que très peu aux objets. Finalement, ma seule collection c’est… Mes livres. Eh oui, et là encore je me pose des questions car je ne relis jamais mes livres alors à quoi bon les garder ? Avoir moins, peut-il me rendre plus heureuse ? Me faire faire des économies et surtout gagner du temps, comme le prône le minimalisme ? Gonflée à bloc après tous ces visionnages, je me suis posée devant ma garde-robe et… J’ai tout sorti ! J’ai pris la décision, il y a quelque temps d’acheter des vêtements éthiques & surtout de meilleure qualité. Pourquoi ? Tout simplement car, si je suis réaliste, j’ai des vêtements “chouchous”. Ceux que je mets tout le temps. A quoi bon avoir 50 pantalons alors que je n’en porte que 2 ou 3 régulièrement ? Et pourquoi ne pas les acheter de meilleure qualité pour qu’ils durent plus longtemps ?

Gros plan sur un coquelicot.

Avec toutes ces idées en tête, je me suis donc attaquée à mon dressing. Une fois vidé, j’ai réalisé 3 piles. La pile “poubelle” dans laquelle j’ai mis toutes les chaussettes solitaires que je gardais pour je ne sais quelle raison, celles qui étaient trouées, les sous vêtements délavés/ usés, les vêtements troués/ tachés… Bref, ce qui n’était plus portable. J’ai été surprise de voir que tout ça tenait dans un sac poubelle de 50L… Et là je me suis dit que ça faisait vraiment très longtemps que je n’avais pas trié comme ça ! Dans la 2ème pile, j’ai mis les vêtements en excellent état mais qui ne m’allaient plus. Ceux à donner en sommes (je n’ai pas choisi l’option de les vendre car je n’avais pas envie d’y consacrer du temps). Ont atterri dans cette pile quelques robes achetées pour une occasion spéciale que je n’ai jamais remises car elles étaient déjà trop petites, pas assez longues… Des pulls que je n’ai pas mis depuis plus d’un an car je ne les aime plus, pareil pour les t-shirts etc. Là encore, un sac poubelle de 50L plein. J’ai halluciné. Tous ces vêtements qui prenaient de la place dans ma panière à linge car je ne les aimais/ mettaient plus & que donc je ne repassais plus mais qui me faisaient culpabiliser d’avoir une pile de vêtements à repasser si importante… En moins d’une heure, le tri était fait et il me restait donc que la 3ème pile, contenant les vêtements que je mets souvent, ou un peu moins en fonction des saisons et les vêtements que je n’ai pas mis depuis longtemps et auxquels je laisse une chance.

Coquelicots minimalistes. Coquelicot et ciel. Minimalisme.

Après avoir fait ce tri, je me suis sentie mieux. C’est étrange à dire, mais c’est le cas. Me dire que j’allais donner des vêtements à des gens qui sauront en profiter mieux que moi m’a donné le sourire. Et puis, à terme je pense ne garder que des pièces que j’aime vraiment. Au final, je remplacerais petit à petit mes pièces “cheap” par des pièces de meilleure qualité et dont l’achat n’a pas été impulsif mais bien réfléchi de par leur prix, mais qui m’apporteront de la joie & du confort quand je les porterait. Je n’ai pas voulu m’arrêter en si bon chemin. J’ai éprouvé un besoin de désencombrement une fois ce tri commencé. J’ai commencé à (re)voir tous ces objets que je ne voyais plus car je ne les aimais plus, ou qu’ils ne me servaient à rien. Ces objets qui sont là, dans un coin & auxquels on ne fait même plus attention… J’ai trié mes livres également. Eh oui… J’ai mis tous ceux que je n’aimais pas dans un carton et en ai vendu une partie sur le bon coin & le reste chez Easy cash. Oui, là je les ai vendu car même si moi je ne les ai pas aimé, d’autres pourront les aimer & ils étaient tous en très, très bon état. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais c’est plus d’une 20aine de livres qui sont sortis de ma bibliothèque & qui ont fait de la place pour d’autres que j’apprécie bien plus. (Pour éviter les polémiques, je ne vends pas les sp que je reçois, ça me parait évident mais je préfère le préciser).

Ciel et champs de coquelicots.

Ça paraît improbable, mais ce “grand ménage” de printemps comme on pourrait l’appeler m’a fait un bien fou. Je me sens mieux chez moi & surtout, je réfléchis beaucoup plus à mes achats. En ai-je vraiment besoin ? Vais-je l’utiliser régulièrement ? Est-ce que je l’aime vraiment ? Est-il de bonne qualité ? Toutes ces questions, je me les pose davantage et j’en suis ravie. Je crois que quelque part, oui ça me fait faire des économies même si ce n’est pas le but premier. Je pense qu’il faut avant tout agir en fonction de ses valeurs, ses convictions & ses aspirations et pour moi, je crois que ça passait par ce tri. À l’heure où je vous écris, je m’apprête à continuer ce tri & rangement de ma maison & très honnêtement, oui, ça me rend heureuse.

Par plusieurs aspects, le minimalisme rejoint le zéro déchet et même si je ne vais et ne veux pas aller dans l’extrême dans ces mouvements, je pense avoir su trouver mon équilibre, petit à petit. Je remplace des produits jetables par des produits réutilisables à chaque fois qu’un produit se termine et j’ai la chance de voir que l’amoureux est plutôt en accord avec mes convictions (même si lui, n’a pas de sensibilité particulière à l’environnement). Dans l’année nous comptons déménager (ce sera le sujet d’un prochain article), et je commence déjà à réfléchir aux achats dont nous auront réellement besoin, à la qualité des produits que je veux dans notre futur logement… Un lit en bois massif sans perturbateur endocrinien ne serait-il pas mieux qu’un lit issu de chez I*éa qui en possède énormément ? Au pire, si dans quelques années la couleur ne me plait plus, je pourrais toujours le repeindre ? Est-il possible de trouver ce fameux lit en excellent état mais d’occasion ? C’est ce genre de question que je veux désormais me poser afin d’avoir un intérieur qui me correspond à 100%.

 

Faites-vous aussi du tri parfois ? Avez-vous des astuces pour avancer dans le minimalisme ?

 

Have a nice day !